Interviews
Interview de Jonas Lenn
Pourquoi donner à Sindbad l'occasion d'un nouveau voyage ?
Sindbad fut un des héros de mon enfance. Imaginer un nouveau voyage était très tentant et s’avérait, pour moi, la meilleure façon de lui rendre hommage. J’espère ne pas l’avoir trahi. Je me suis attaché à redonner un Sindbad plus proche de celui des Mille et une nuits, un personnage malmené et guidé par le Destin. C’était aussi l’occasion rêvée pour me plonger dans la culture arabo-musulmane et faire partager un intérêt né pendant mes études d’Histoire.
Quels sont vos genres de Fantasy et auteurs préférés ?
Des auteurs surtout. Thomas Burnett Swann et sa fantasy gréco-romaine ; C. S. Lewis, pour ses chroniques de Narnia, bien sûr, mais aussi pour sa réécriture du mythe de Psyché, dans « Un visage pour l’éternité ». J’ai beaucoup aimé la trilogie de David Gemmell qui met en scène Alexandre le Grand. Il semble que la fantasy historique ait ma préférence. Je me passionne évidemment pour les mythes et les légendes, notamment ceux de la civilisation grecque et de la Chine ancienne. Et les contes orientaux, ceux des Mille et une nuits étant une source d’émerveillement inépuisable.
En tant qu'auteur, qu'est-ce qui vous attire dans l'écriture pour la jeunesse ?
Pouvoir donner à lire des histoires à un public plus large, de 10 à 110 ans. Accéder moi-même à plus de fraîcheur, retrouver le parfum de l’aventure, l’esprit du « on dirait que »… Ce qui n’ôte rien à l’exigence dans l’écriture, au contraire : dans Sindbad, et dans les romans jeunesse à venir, que je souhaite nombreux, je ne veux pas renoncer à un style travaillé, à une langue parfois exigeante. J’espère ne pas trahir mon ambition.








