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JOHAN HELIOT
Quelques mots de Johan Heliot sur Steppe rouge, à paraître le 11 avril prochain
STEPPE ROUGE, ou la magie qui venait du froid...
J'ai écrit ce livre en hommage aux maîtres qui m'ont fait si délicieusement frissonner devant l'écran lorsque j'étais adolescent. Ainsi, Georges Romero avec La nuit des morts vivants ou John Carpenter avec Assaut, films archétypes où se trouvent réunis une poignée de personnages forcés de cohabiter par des circonstances exceptionnelles et, surtout, de survivre à une nuit de terreur, assaillis par des forces inconnues.
J'ai voulu, par la seule force d'évocation des mots, transmettre au jeune lecteur une partie de la joie du frisson jadis éprouvé !
Pour cela, je n'ai pas hésité à convoquer une magie et un folklore à ma connaissance peu ou pas utilisés en fantasy : les mythologies slaves. Ainsi, Baba-Yaga, la plus célèbre sorcière de l'Est, et les Volkodlaks, hommes-loups dévoreurs de chair humaine, sont-ils de la partie - certains esprits élémentaires et quelques divinités apparaissant tout spécialement en guest-stars.
Au-delà du simple plaisir de se faire peur, j'ai voulu que ce roman soit l'occasion de confronter deux visions du monde, à un moment critique de l'Histoire de la Russie. Nous sommes sous Pierre le Grand, au début du XVIII° siècle, et la modernité s'affronte aux vieilles croyances du passé, incarnées par les habitants du poste forestier qui sert de décor principal à l'action du roman.
Mais le vent du surnaturel, soufflé des ténèbres, fait vaciller les Lumières de la raison, incarnées par le jeune Prince Ivan-korolévitch.
Tout commence donc par une tempête glacée, sur le chemin du retour vers Saint-Pétersbourg, où l'expédition du Prince conduit la sorcière faite prisonnière au terme d'une lutte acharnée...
... et tout finira également, au terme d'une nuit semblable à nulle autre, dans la neige et la glace de la steppe, rougie par le sang versé !
Johan Heliot.







